7. janv., 2017

thèse de Laurent K.Blais ''le rap comme lieu : ethnographie d’artistes de Montréal''

 Résumé de Monsieur Blais: 

La proposition sur laquelle je fais reposer mon analyse est que le rap montréalais est plus qu’un genre musical, mais un lieu qui est le résultat changeant de l’intersection de forces, d’interactions sociales, ce que Doreen Massey (1993 et 2005) appelle des «trajectoires». Pour elle, un lieu se construit continuellement, à la fois dans le temps et dans l’espace, par l’interaction simultanée, à plusieurs niveaux, de ces «stories-so-far» (Massey, 2005). Mon objectif est de circonscrire quelques-unes des «trajectoires» qui composent le rap à Montréal, et d’identifier celles quisemblent être les plus pertinentes. Pour ce faire, j’ai effectué une filature de trois groupes/artistes faisant du rap à Montréal. En suivant ces artistes dans leurs activités professionnelles sur une période de quatre mois, je suis entré en contact avec des acteurs humains (journalistes,programmateurs de festivals, agents d’artistes, fans) et non-humains (salles de spectacles, studio, locaux de répétition, boutiques restaurants, stations de métro). Ce sont leurs interactions qui forment les trajectoires qui recomposent continuellement le rap comme lieu.

Lien de la thèse:  https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/3545/Blais_Laurent_K_2009_memoire.pdf?sequence=5&isAllowed=y